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par Cécile Michaux
le 16 mars 2011 à 19:50
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Je n’ai jamais réussi à lire Proust. Je me suis arrêtée au bout de 50 pages. Mais l’ouverture de « Du côté de chez Swann » m’a marquée. Le jeune garçon, tous les soirs, dans son lit, attend que sa mère vienne l’embrasser pour lui dire bonne nuit. Il attend ce moment avec une impatience démesurée. Mais dès qu’il l’entend monter l’escalier, c’est la déception qui l’envahit. Il sait que le moment tant attendu approche, et donc qu’il sera bien trop vite derrière lui. Au lieu de profiter de l’instant, du présent, il anticipe la suite, le départ, la solitude. Voilà à peu près l’état dans lequel je me trouve. A une semaine du premier tour, je ne peux m’empêcher de tirer un premier bilan, une conclusion, avant même d’avoir été au bout de la course et d’en connaître le résultat. Je ne peux m’empêcher de me demander ce qui va se passer « après ». Ces dernières semaines ont été un enchaînement de montagnes russes. Un article dans la presse et j’étais euphorique. Une rumeur, un mot de travers et mon moral plongeait. J’ai tout simplement réalisé que tout ce que nous pouvions accomplir dans cette campagne n’aurait de valeur qu’en regard du résultat. Et que la maîtrise que nous avons sur ce résultat est finalement très limitée. Prendre conscience de cela m’a finalement libéré d’une grande pression. Ce qui compte désormais, ce de faire du mieux qu’on peut, et de ne pas avoir de regrets. Il n’y aurait rien de pire que, au soir du résultat, de se dire « On aurait du faire ci, je t’avais bien qu’on aurait pas du dire ça ». Je n’ai pas de regrets, parce que de toute façon je n’aurais pas su faire une autre campagne. J’ai fait la campagne que j’ai voulu. C’est un vrai luxe. J’ai pu être moi-même, défendre mes valeurs, je n’ai pas eu à me travestir, j’ai pu être sincère. J’ai fait ce que je sais faire: attirer l’attention. Je suis contente qu’on ait parlé du canton de Lyon VI, le canton dont on ne parle jamais parce qu’on imagine toujours que c’est plié d’avance. J’ai pu m’appuyer sur des gens formidables. Sur des militants qui ne comptent jamais leurs heures quand il s’agit d’aller convaincre. Comme militante, je trouvais ça normal. Comme candidate, je trouve ça incroyable. J’ai pu compter sur des soutiens aussi divers qu’inattendus, qui ont jalonné la campagne de bonnes surprises. J’ai pu compter sur des personnes de confiance qui ont su me guider, me rassurer, me remettre les pieds sur terre, et canaliser mon adrénaline. J’ai eu cette chance. J’espère que le résultat sera à la hauteur de leur énergie, de leur patience, et de leur engagement. Ils le méritent. J’aborde cette dernière semaine de campagne avec une vraie fausse sérénité. Le planning est chargé, et ce sont les derniers moments où nous aurons la possibilité de mobiliser, et de convaincre. Avant de nous en remettre au choix souverain des électeurs. De croiser les doigts, et d’espérer. |
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« Le meilleur moment de l’amour, c’est quand on monte l’escalier. » disait Georges Clemenceau, mais il parlait certainement davantage de l’amour avec un grand coeur que du porte-à-porte… Quelques soient les résultats lus dans les urnes, il y a eu du neuf à Lyon coté clan Collomb, c’est Cécile Michaux
Tiens, Monsieur Manin d’ordinaire si critique à l’encontre du régime collomb est pris ici en flagrant délit de sympathie pour la p’tite Cécile ! C’est mignon.
Du nouveau, de la fraîcheur, de l’avenir (?) c’est vrai, mais la question de fond est : son camp a envoyé Cécile sur un canton difficile un peu au « casse pipe », quelle sera la plus-value qu’elle pourra en tirer pour l’avenir ?
@rédaction: Cécile n’a pas été envoyée, elle a été présentée la où elle vit. Qui sait? Aurait-elle continué à vivre dans le 7e nous l’aurions peut-être présentée à la Guillotière, canton plus facile ? Cécile prend la lumière disait Perben l’autre jour. Cela est un moyen de construire l’avenir qu’elle bati depuis que, encore plus jeune qu’elle n’est aujourd’hui, elle venait frapper à ma porte pour rejoindre le parti socialiste et sa mouvance sociale-démocrate il y a quelques années.
merci Messieurs!